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Des souvenirs qui ne s’effacent pas : Il y a 25 ans, les attentats de New York

Camille Turgeon

Le 11 septembre 2001 est survenue l’attaque terroriste la plus meurtrière jamais perpétrée. Près de 3 000 personnes, dont 24 Canadiennes et Canadiens, ont perdu la vie aux États-Unis, et depuis, plus de 9 400 autres sont décédées de maladies liées à leur expositions aux conséquences des attentats.

Le 11 septembre 2001, au moment où les tours du World Trade Center s’effondrent à New York, que faisiez-vous? Où étiez-vous?

Vingt-cinq ans plus tard, la grande majorité des gens se souviennent encore très précisément de cette journée.

« On voyait des gens sauter en bas des tours, hein. On y pense encore aujourd’hui. C’est quelque chose. »

La longue chute, Magazine Time, 11 septembre 2001.

L’ancien maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ne peut oublier cette journée lui non plus.

Alors en congé de paternité, il était auprès de son beau-père, Bernard Landry, premier ministre du Québec à l’époque. Rapidement, M. Landry s’était préparé à gérer la crise.

Au téléphone avec le secrétaire général du gouvernement, il posait des questions : Est-ce que le Québec est menacé? Est-ce que la cellule de crise a été activée? Les hôtels peuvent-ils accueillir des personnes? Que se passe-t-il dans les aéroports?

Et pendant que le monde entier était suspendu aux images de New York, Bernard Landry avait pris un moment pour sa petite fille, âgée d’à peine cinq mois, et lui avait dit : « Continue à jouer. C’est ça qu’il faut que tu fasses, toi. »

« Ça m’avait ému, tu sais. Je trouvais que c’était un grand homme puis, dans un moment de crise, il ne perd pas de vue l’essentiel. »
Maxime Pedneaud-Jobin, ancien maire de Gatineau.

Au moment des attentats, personne ne pouvait encore mesurer l’ampleur des répercussions que cette journée allait avoir sur le monde.

Journée nationale du service

Lorsque l’espace aérien américain a été fermé à la suite des attentats, le gouvernement canadien a immédiatement prêté main-forte : 224 avions ont atterri dans 17 aéroports canadiens.

La Ville de Gander, qui comptait à l’époque 10 000 habitants, a accueilli près de 7 000 voyageurs, leur a offert un lit et un repas chaud et leur a permis de téléphoner à leurs proches.

Pour la première et seule fois de son histoire, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord a invoqué l’article 5, selon lequel une attaque contre l’un des ses membres est une attaque contre tous.

Ainsi, plus de 40 000 membres des Forces armées canadiennes ont servi en Afghanistan au cours des années qui ont suivi l’attaque terroriste.

De ceux-ci, 158 ont perdu la vie, en plus d’un diplomate, une journaliste et deux travailleurs humanitaires.

Ce sont ces actes de service qui caractérisent la Journée nationale du service, le 11 septembre.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.