Les travailleuses de l’AFIO déposent des plaintes pour dénoncer un climat de travail toxique
Les travailleuses de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO) soutiennent subir de l’harcèlement psychologique au travail.
Depuis plusieurs mois, les employées rapportent des épisodes de dénigrement, un manque de réponses de la direction et des difficultés à faire entendre leurs préoccupations concernant leurs conditions de travail.
Elles disent être épuisées de ce climat qu’elles qualifient de malsain; deux travailleuses sont d’ailleurs en congé de maladie pour cause de harcèlement au travail.
Le climat se serait dégradé depuis leur syndicalisation en décembre 2025, et il ne semble pas s’améliorer alors que les 20 employées sont actuellement en négociation pour leur toute première convention collective.
Ainsi, le syndicat de l’AFIO, la Confédération des syndicats nationaux, a tenu une conférence de presse le 21 septembre pour réclamer des changements.
Au nom des travailleuses, deux plaintes ont été déposées au Tribunal administratif du travail et une autre à la CNESST.
« Tout ce qu’on demande, c’est pouvoir faire notre travail dans un climat sain et puis ne pas avoir tout le temps à se méfier, à marcher sur des œufs quand on vient au travail. On est en relation d’aide. Il est important pour nous qu’on puisse être dans un climat sain pour pouvoir mieux aider nos prochains. »
Aïcha Koné, déléguée syndicale.
Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais a d’ailleurs interpellé directement la directrice générale de l’AFIO, Bettyna Bélizaire, en évoquant à la fois son rôle au sein de l’AFIO et son rôle de conseillère municipale du district du Plateau.
Contactée à ce sujet, cette dernière a indiqué qu’elle ne pouvait pas commenter le dossier en raison des règles de gouvernance qui entourent les communications. Elle a affirmé suivre le processus devant le Tribunal administratif du travail.
Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.