Société de transport de l’Outaouais : Des choix poignants pour boucler le budget de 2027
Face à un manque à gagner de 10 millions de dollars, la STO a réduit sa masse salariale de 900 000 $, sans toucher aux chauffeurs d’autobus : ce sont les postes en administration et de cadre qui sont touchés.
D’abord, le manque de personnel force la STO à mettre fin à plusieurs partenariats de transport en commun intégré, notamment avec le Rouge et Noir, les Olympiques de Gatineau et certaines salles de spectacle.
Les ententes en cours seront respectées, mais d’autres partenariats ne seront pas renouvelés, dont ceux avec Bal de Neige, le Salon du livre de l’Outaouais, le Festival des montgolfières de Gatineau et la Commission de la capitale nationale.
« C’est une très grande déception. Ces programmes-là sont des fiertés. On a coupé plusieurs postes à l’interne qui avaient des opérations reliées, par exemple, au marketing, aux communications. Et le fait que ces effectifs-là ne soient plus au sein de notre équipe nous permet de ne carrément plus d’offrir des partenariats. »
Edmond Leclerc, président du conseil d’administration de la STO.
Ensuite, la STO supprime les lignes de transport intégrées qui desservent plusieurs écoles secondaires à Aylmer, à Hull et à Gatineau.
Dès juin 2027, la STO cessera de desservir plusieurs établissements, dont les centres de services scolaires des Portages-de-l’Outaouais et au Coeur-des-Vallées, ainsi que les collèges Saint-Alexandre et Saint-Joseph; le collège Nouvelles Frontières suivra en juin 2028.
Les autobus et les chauffeurs libérés seront intégrés au service régulier afin de soutenir l’offre aux heures de pointe.
Puis, la STO n’offrira plus gratuité de ses services lors des jours fériés.
Enfin, les tarifs verront une hausse dès le 1er janvier 2027. Les laissez-passer mensuel des aînés augmentera de 10 $, et l’abonndement mensuel régulier, de 3 %.
Une situation qui pourrait s’empirer
La société de transport attribue ces mesures au désengagement financier de Québec.
De plus, les coûts d’entretien des autobus pèsent lourd dans le budget, alors que le vieillissement du parc et le coût des pièces et du carburant font grimper la facture.
Les mesures prises permettent l’adoption d’un budget équilibré de près de 185 millions de dollars, mais la STO prévient que le pire reste à venir si Québec n’augmente pas son financement.
« Dans chacun des districts, on a regardé chacune des lignes qu’on pourrait couper, des moins payantes, des plus payantes. Et je vous dirais que ce n’est pas pour rien que le conseil d’administration a décidé de refermer cette boîte-là et de tout faire pour ne pas se rendre-là, parce que ça donne le vertige. »
Edmond Leclerc.
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Avec les renseignements de Marika Gauthier.