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La taxe sur l’immatriculation indexée à l’IPC à Gatineau

Camille Turgeon

Le conseil municipal a voté en faveur d’indexer la taxe sur l’immatriculation à Gatineau à l’indice des prix à la consommation, qui suit, en quelque sorte, le coût de la vie.

Après être passée de 30 $ à 90 $ en 2025 puis de 90 $ à 120 $ en 2026, cette taxe fortement critiquée par les automobilistes sera donc indexée automatiquement pour les trois prochaines années.

En 2027, il s’agira d’une indexation de 3 % qui fera passer la taxe sur l’immatriculation des Gatinois et Gatinoises de 120 $ à 123,60 $.

La taxe sur l’immatriculation permet de financer une partie des coûts d’exploitation de la Société de transport de l’Outaouais.

Gatineau Ensemble a remis en question le fait d’ancrer une augmentation de la taxe sur l’immatriculation sur un indice plutôt que de le comparer à des besoins réels.

Selon le conseilleur désigné, Timmy Jutras, l’IPC a bondi de 23 % en dix ans, alors que les dépenses de la STO ont augmenté de 65 %.

Selon lui, s’il y a un manque à gagner qui peut être pallié par la taxe sur l’immatriculation, la STO devrait le démontrer au conseil municipal chaque année, après avoir déposé ses états financiers et expliqué l’augmentation de ses dépenses et de ses revenus.

À ce sujet, le conseiller Luc Chénier de Gatineau Ensemble a qualifié la STO de « puits sans fond », des propos qui visaient à imager une frustration et le fait que, selon le parti, le transporteur doit faire preuve d’une plus grande rigueur budgétaire plutôt qu’exiger plus du portefeuille des automobilistes. 

De son côté, Caroline Murray, conseillère municipale et membre du conseil d’administration de la STO, soutient que l’indexation ne lie pas les mains du conseil municipal et que la contribution peut être modifiée en tout temps.

« Si le gouvernement du Québec avait indexé ce tarif-là de la taxe sur l’immatriculation puis qu’on n’était pas à 30 $ depuis 1992, aujourd’hui, on n’aurait pas ce problème-là puis le choc que ça a créé chez les citoyens. »
Caroline Murray.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.