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L’organisme jeunesse Estacade suspend temporairement ses activités faute de financement

Camille Turgeon

Après un cri à l’aide pour obtenir du financement, le Carrefour culturel Estacade doit temporairement suspendre ses activités : il range ses équipements et annule ses spectacles pour une durée indéterminée.

Déficitaire année après année, l’organisme a expliqué avoir pris cette décision afin d’éviter une fermeture définitive.

L’Estacade profitera des prochains mois de pause pour revoir son modèle d’affaires et sa gouvernance dans l’espoir d’une éventuelle relance sur des bases financières plus solides.

« Je pense que c’est de façon responsable que le conseil d’administration a pris la décision de mettre l’ensemble de nos activités sur pause. »
Gaétan Ménard, président de l’Estacade.

L’organisme, qui dit générer lui-même 50 % de ses revenus, interpelle le Conseil des arts et des lettres du Québec quant au sous-financement de leurs activités : il financerait d’autres diffuseurs jeunesse à la hauteur de 14 $ par spectateur, contre à peine 4 $ pour l’Estacade.

L’Estacade estime que 100 000 $ lui permettraient de reprendre ses activités, montant que le Conseil lui a octroyé cette semaine. Toutefois, l’enveloppe est destiné à du soutien scolaire, plutôt qu’à la mission de l’organisme.

En réaction à la suspension des activités, Isabelle Miron souligne que l’Estacade « joue un rôle fondamental pour la vie culturelle », et elle souhaite que la Ville de Gatineau, partenaire financier de longue date, poursuive ses échanges avec l’Estacade.

Elle appuie également l’organisme dans sa demande de financement plus stable de la part du Conseil.

Les souhaits de Mme Miron font écho chez le président de l’Estacade, qui demande que la Ville continue d’offrir un soutien financier pendant la suspension pour que la mission puisse survivre.

De son côté, le Conseil des arts et des lettres du Québec se dit au fait de la situation et demeurer en dialogue avec l’organisme.

En 2025, ce sont 30 000 jeunes qui ont eu accès aux arts de la scène grâce à l’Estacade.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.