Une halte-chaleur permanente pourrait voir le jour dans le Vieux-Gatineau
Ce projet de la Cordonnerie proposé par l’organisme Réhabex, dont l’objectif est d’offrir un service de proximité aux personnes en situation d’itinérance toute l’année, a été retenu par Santé Québec Outaouais.
La halte-chaleur disposerait de toilettes, de douches, d’une buanderie et de chambres. Elle pourrait même offrir des logements permanents.
Toutefois, plusieurs étapes doivent toujours être franchies avant que le projet puisse voir le jour : arriver à une entente avec Santé Québec, acquérir et rénover le bâtiment de la Cordonnerie puis mettre en service le centre.
Pour Réhabex, une condition doit être respectée : le centre de services de proximité doit fonctionner à l’année, plutôt que de fermer le 15 avril, comme d’autres haltes-chaleur sur le territoire de Gatineau.
Un partenariat pour soutenir la réinsertion sociale
Le Collège Universel et Réhabex s’unissent pour venir en aide aux personnes engagées dans un parcours de réinsertion sociale en Outaouais.

Le Collège versera 15 000 $ à Réhabex sur trois ans, soit 5 000 $ par année, don qui servira à répondre à des besoins essentiels, certes, mais également à souligner les efforts et la persévérance des personnes accompagnées par l’organisme.
En effet, près de dix cartes-cadeaux pourront être offertes à des personnes en processus de réhabilitation, qui pourront s’en servir pour acheter de la nourriture, des meubles ou tout autre nécessité pour leur nouveau chez-soi.
De plus, une bourse de 1 000 $ sera remise à un jeune qui s’est réhabilité et trois bourses de 500 $ à des personnes aux parcours de réhabilitation incroyables.
« Nos étudiants deviennent stagiaires ici, deviennent employés ici. Nos enseignants travaillent ici, alors le lien est totalement naturel entre les deux organisations. »
Saloua Zraida, présidente-directrice générale du Collège Universel.
Le conseiller municipal du district, Timmy Jutras, a salué l’esprit d’initiative de Santé Québec Outaouais pour faire avancer le dossier, mais a nuancé que même si ces deux projets viennent freiner une situation qui s’empire d’année en année, ils ne règlent pas l’enjeu de l’itinérance dans le Vieux-Gatineau.
Avec les renseignements d’Amanda Moisan.